
Faut-il dire ce que l’on pense vraiment ? Evidemment cela dépend des pensées en question. Et si ces pensées sont honteuses, où est le mal ? De le dire ou de le penser ?
Le penser, en premier lieu, c’est déjà pêcher. Mais ensuite le dire, sans honte et sans retenue ajoute à la faute.
Alors comment expliquer que l’on puisse en arriver malgré tout le faire ?
Soit que l’on se sente le plus fort et que l’on imagine que sa pensée, si honteuse soit-elle, ne pourra rencontrer aucune réprobation ouverte dans son entourage. On veut alors imposer aux autres ses idées même s’ils ne les approuvent pas ; ils seront obligés. C’est donc une marque de profond mépris et de volonté de domination des autres.
« je te dis, à toi qui est arabe, un arabe ça va mais plusieurs ça craint. Comment peux-tu approuver ? Tu es nécessairement rabaissé »
Soit parce que l’on sait que l’on peut exposer sa pensée honteuse car elle est partagée par l’entourage.
« c’est notre petit arabe, il mange du porc et boit de l’alcool. Qu’est ce que cela signifie ? Que ce n’est pas un « vrai » arabe ? Pourquoi ? Il y a une honte à cela ?»
Il ne s’agit donc pas d’une phrase sortie de son contexte, d’un lynchage médiatique, d’une blague d’Auvergnat et tout ce que l’on a pu nous raconter. Cela semble être ce que Monsieur BriseLeFeu pense. Et cela paraît être une façon de penser qui est connue (et peut-être partagée).
Evidemment ce n’est pas bien de penser comme cela, ce n’est pas politiquement correct. Monsieur BriseLeFeu n’aurait pas dû le dire.
Où est le mal, de le dire ou de le penser ?



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