Mercredi 26 mars 2008


C’était un jour plombé comme il y en a tant en novembre. Sa lumière blafarde recouvrait tout de sa morosité. Les corneilles criaient lugubrement. Les arbres exhibaient leurs membres nus et décharnés.
Je me tassais, seule sur ce banc, engourdie, ankylosée par la grisaille ambiante. Sans que je sache pourquoi une immense tristesse m’envahissait. J’étais en train de couler dans le paysage. Il m’absorbait, m’infiltrait. Et comme ses lianes métalliques pendant avec lassitude entre deux pylônes, je sentais mes épaules s’effondrer.

« Je peux »

Une voix avait soufflé ces deux mots et, sans attendre ma réponse, s’asseyait à côté de moi. Qu’importe, tout m’était égal. Pourtant dans un dernier soubresaut, je tournai la tête. Je fus frappée en plein cœur. Une décharge électrique venait de me ressusciter. Il y avait tellement de vie dans ce sourire. Un rayon de soleil transperça l’opacité du ciel et entra dans mon œil.

C’est ainsi que je fis la connaissance de Jun. Une rencontre au creux de la vague qui allait modifier la palette des couleurs de mon environnement.




publié dans : textes au fil de l'eau communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Commentaires

joli texte qu'il soit inspiré de la réalité ou non :-)
big bisous
commentaire n° : 1 posté par : fab (site web) le: 29/03/2008 09:33:52
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par Dodue de la Plume
 
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