(vite fait pour ceux qui suivent le blog de cochondingue.over-blog.net, et pour ceux que la pub fait rêver)
"- Quoi, il t’a pas donné ton chèque ?
- Ben non, il est plus d’accord.
- Non mais tu déconnes. C’était très clair il devait te faire un chèque de deux mois de salaire si il ne voulait pas aller aux Prud’homme.
- Ouais je sais."
Comme si des semaines à croiser le fer avec ce caractériel de Bigboss ne m’avait pas suffit. Je me sentais laminée et je n’avais plus la force de lutter maintenant
que j’avais enfin quitté cette boite de dingues et qu’un autre poste, si prometteur, m’attendait dans une autre agence de pub.
Finalement j’étais prête à renoncer à mon fric.
"- Tu y retournes et tu reviens avec le chèque !
- Mais il est rentré en réunion…
- Justement c’est le moment de foutre le bordel."
Celui qui m’avait pris en main et me parlait si durement, c’était pourtant mon cher et tendre, mon coach pour l’occasion. Mission : ne pas se faire entuber. Il savait
s’y prendre avec moi car en bon petit soldat je suis sortie de la voiture et j’ai repris le chemin du bureau. J’y retournais.
La tête de Bigboss quand il m’a vu débarquer dans la salle de réunion où il discutait avec un client ! Je devais avoir mon air buté car il m’a tout de suite demandé
de l’attendre dans son bureau.
J’ai pas attendu longtemps, il est vite arrivé. Après une nouvelle tentative d’intimidation, (dans ma tête j’entendais « reviens avec le chèque »), il a signé le
chèque. Quand il me l’a tendu j’ai senti sa colère contenue.
J’ai traversé les bureaux la tête haute en montrant le chèque aux ex-collègues. J’étais légère, débarrassée de toute cette sale culpabilité, de ce manque de confiance
qui s’était insinué dans mon cerveau depuis des semaines. J’avais gagné !
En arrivant sur le parking, j’ai agité le chèque au nez de mon mec qui fumait en m’attendant.
"- Putain tu l’as ? - Ah il était fier de moi. - Tu sais moi à ta place j’aurais jamais eu le courage de remonter."
Ah le salaud !
Il méritait bien que je l’embrasse pour ce qu’il m’avait aidé à reconquérir.
La boite a continué à licencier d’autres collaborateur sous couvert d’un faux licenciement économique. Je suis la seule à avoir eu un chèque.
Conclusion :
- 1 : quand on est moralement atteint on a souvent besoin de soutien pour aller de l’avant.
- 2 : pour repartir du bon pied, il faut avoir retrouvé la confiance en soi et donc s’être battu et avoir le sentiment de ne pas avoir tout perdu.
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