Fiction en cours d'écriture...
(voir la rubrique brouillon)
En longeant la rue St Désirée, bordée de ses grands bâtiments de pierres blanches, je décidai de faire un crochet par le parc. La nuit
étant proche, il serait certainement désert. En tout cas, j’aurais peu de chance de croiser la «Dame du Parc». Je faisais toujours le même circuit : l’aire de jeux des enfants, puis le sentier en
direction du kiosque et enfin je terminais en faisant le tour de l’étang. Les arbres étaient presque nus. Mes semelles ramassaient les petits gravillons roses des allées. Une odeur de végétaux en
décomposition flottait dans l’air humide et froid. Elle était si présente, si oppressante, que j’avais l’impression d’être un cadavre caché sous un tas de feuillage mouillé et collant. La mort ne
me faisait pas peur, je l’envisageais même comme une délivrance. L’eau de l’étang était sale et abandonnée. Le grand Ginko lâchait ses dernières feuilles. Je ne pus m’empêcher d’en ramasser
quelques unes . J’aimais leur forme particulière. Etait-ce une petite trompette, un éventail ou un volant détaché d’un vêtement ? Il y avait dans cette feuille de la féminité et aussi de la
gaîté. Petit, j’en remplissais les livres de la maison. Aujourd’hui encore il m’arrivait d’en découvrir une au détour d’une page. Un instant de complicité entre la bibliothèque et moi.
Aimé Gomez allait me donner du fil à retordre.
Sans faire une étude sociologique, il est clair que les anglais et nous divergeons sur de nombreux points. Avez-vous déjà remarqué :
- ils n’ont pas le même thermostat corporel que nous.
L’Anglais n’a pas froid.
Différents exemples. Tout le monde est chaudement habillé, anorak, bonnet, écharpe (normal, on est au ski à 2500 mètres) quand un groupe de
jeunes anglais débarquent en slip pour prendre le télésiège. ( ?) Il est très tard et la nuit est plutôt fraîche mais les Anglaises se promènent en nus pied et en robe légère d’été. Comment
expliquer cela ? J’ai bien pensé à différentes formes d’antigel mais non, l’alcool n’y est pour rien.
- Les filles sont très entreprenantes.
Oui à côté des Anglaises, nous les Françaises et les latines en général, nous faisons pâle figure, car nous attendons que les hommes nous
abordent. C’est une de nos règles culturelles. Alors évidemment, les Anglais ne savent pas faire le premier pas et les Français n’en reviennent pas d’avoir autant de succès ! (auprès des
Anglaises)
- Les bobbys sont bon enfant.
Imaginez-vous demander à un flic de chez nous de poser avec vous pour la photo. Cela ne nous viendrait même pas à l’idée ! Eh bien, le bobby
anglais le fait bien volontiers et même avec le sourire. Le bobby vous materne. Il n’hésitera pas à rentrer dans un café pour expliquer aux touristes de surveiller leur sac à main !
Il y a aussi le fameux « flegme britannique» qui nous dépasse.
Il faut l’avouer, nos amis anglais restent de véritables curiosités tant leurs mœurs et coutumes sont parfois difficiles à comprendre. Nous ne fonctionnons pas de la même façon.
C’est ce qui fait tout leur charme... et aussi qui nous exaspère tant avec leur livre et leur conduite à gauche.
Les ateliers d’écriture reprennent avec une variante pour cette nouvelle session, il y aura deux séances mêlant écriture et art
plastique.
C’est incroyable comme on prend des habitudes rapidement et comme on s’y attache ! Il suffit de garder la même salle, de retrouver la même
animatrice (Danièle) pour se sentir désorientée car ce sont de nouveaux participants (ou plutôt participantes, pas un seul garçon, mais où sont les hOOooommes ?).
Et si le groupe était moins bien cette fois-ci ?
Nous sommes deux «anciennes» de la dernière session d’écriture, certaines viennent d’une session arts plastiques organisée par la même
association et d’autres découvrent l’exercice.
Nous avons débuté par une mise en jambe «classique». Je sens que je suis plus rapide que la dernière fois mais en même temps j’ai l’impression que j’ai perdu en spontanéité ; je m’applique dans mon
écriture, dans le choix des mots. Est-ce que c’est mieux ?
Bon exercice de démarrage :
Avec un peu d’imagination…
Avec un peu d’imagination, on peut faire le tour de la terre en avion.
Avec un peu d’imagination, je saurais jouer du violon.
Avec un peu d’imagination, je retrouverais l’odeur de la tarte au citron.
Avec un peu d’imagination, je pleurerais à chaudes larmes sans oignons.
Avec un peu d’imagination, je sortirais de prison.
Je ne sais pas pourquoi mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire des rimes.
Il y a autre chose qui me tracasse, je ne me trouve pas drôle ! J’ai l’impression que les autres écrivent des petits textes rigolos et moi
j’arrive avec mes trucs bien plombés ! Est-ce que finalement je suis une nana trop sérieuse malgré mes éclats de rire ?
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