Mercredi 2 avril 2008
Fiction en cours d'écriture, brouillon 2.
Mes yeux ne pouvaient se détacher de la lourde montre en acier qu’il faisait tourner autour de son poignet. Son sourire me glaçait le
sang. Plus il souriait et plus je sentais la menace se rapprocher. Notre filiale se traînait en queue de peloton. Les indicateurs étaient au rouge et lui, Gomez, il allait nous aider à redevenir
« gagnants ». Je ne parvenais pas à l’écouter ; les paroles de l’urologue résonnaient encore dans ma tête : « cela arrive souvent chez les personnes ayant eu ce type d’opération ». Elle ne
m’en avait jamais parlé.
Gomez avait la peau trop blanche et le poil trop noir, même rasé de près, le bas de son visage restait verdâtre. Il n’était pas du genre à aimer les gosses de riches. Et je le comprenais. Lui, il avait dû travailler dur pour arriver à ce stade de la hiérarchie. Immigré portugais, sa mère devait être femme de ménage et son père maçon. Il était fier et certain d’être le meilleur. Sûr qu'elle le regardait devait le regarder avec les yeux de l’amour, la maman Gomez, pour lui avoir transmis tant d’assurance. Il allait se le farcir ce bourge, ce gros con, incapable et soi-disant indéboulonnable.
Gomez avait la peau trop blanche et le poil trop noir, même rasé de près, le bas de son visage restait verdâtre. Il n’était pas du genre à aimer les gosses de riches. Et je le comprenais. Lui, il avait dû travailler dur pour arriver à ce stade de la hiérarchie. Immigré portugais, sa mère devait être femme de ménage et son père maçon. Il était fier et certain d’être le meilleur. Sûr qu'elle le regardait devait le regarder avec les yeux de l’amour, la maman Gomez, pour lui avoir transmis tant d’assurance. Il allait se le farcir ce bourge, ce gros con, incapable et soi-disant indéboulonnable.
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La Petite Fabrique d' Ecriture
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