Mardi 12 février 2008


Depuis des semaines Lucia nous promène ses brochures de Club de vacances sous le nez. "Et qu’est-ce que tu penses du Mexique, ou plutôt les Antilles ? Oh oui les Antilles ce serait plus cool, je serais moins tentée de visiter. Ce serait plages, plages,plages. Et puis avec P.H (Pierre-Henri pour les non-intimes) – là, elle glousse – on veut se payer du bon temps."
Il faut préciser que Lucia a trente-sept ans, que cela fait vingt ans qu’elle cherche l’Homme de sa vie et deux ans qu’elle cherche le Père de ses enfants. Il y a trois mois, elle a mis le grappin sur un type. Depuis, elle se prend à rêver du grand amour. Entre nous, on n’y croit plus trop car "le grand amour", elle nous en a présenté plus d’un.

Pour l’heure j’ai tendance à l’éviter car j’ai du boulot par dessus la tête. J’ai un plan média à chiffrer pour Serge et ça, c’est vraiment galère. Oui de temps en temps Vanderbreloque me prête. Il est assez calme en ce moment. Il partage son "temps de travail" entre le bistrot et le bureau. Il ne me demande rien donc tout va bien.
Il y a pourtant quelque chose qui me fait relever la tête de ma calculatrice, ce sont les passages de Nathalie devant mon bureau. D’une part Nathalie a le pas lourd, ce qui fait vibrer mes crayons dans leur pot à chaque fois qu’elle martèle le sol de ses talons ; et d’autre part, elle a le parfum capiteux ce qui ne manque pas de me chatouiller les narines et d’engourdir ma cervelle. J’ai horreur de cette eau de toilette ! Bref je ne peux pas manquer ses allées et venues car mon bureau est ouvert sur le couloir qui donne sur le bureau de Vanderbreloque. C’est pratique pour lui, depuis son fauteuil, il peut me surveiller ou encore hurler mon prénom ou « café ». 

Il est clair que si il peut me surveiller, moi aussi. En fait j’occupe une place stratégique qui me permet de savoir avec qui s’entretient Vanderbreloque. Et depuis quelque jours Nathalie vient souvent le voir et elle ferme la porte. Fait doublement suspect. D’une part, personne ne va voir spontanément Vanderbreloque, sauf cas de force majeure du type demande d’augmentation par exemple, et d’autre part on évite de fermer la porte car rien que la notion d’intimité avec lui fait frémir. C’est donc très très louche.
«Qu’est ce que tu en penses Sabrina ?» Sabrina est un des piliers de l’agence, c’est une très bonne source de renseignements. «Il faut se méfier de Nathalie. C’est une vraie langue de pute .» «Ah oui ?» «Elle dit du mal de tout le monde, elle va certainement balancer à Vanderbreloque» «Ah oui ?» «Il aime ça lui les taupes. Tu connais diviser pour mieux régner».
Ca alors Nathalie est un agent double : elle nous lâche des infos sur le chef et en même temps elle lui cafte tout ! Et bien si elle lui parle de moi, il va pas être déçu. Remarque qu’il doit bien se douter que je ne le porte pas dans mon cœur.

Et puis les jours passèrent et Nathalie ne passa plus. Lucia partit enfin en vacances à St Domingue. Elle serait absente quinze jours. Elle nous enverrait une carte postale. Elle avait tout organisé pendant son absence : réparti ses clients entre Serge et Nathalie, distribué des planning et des listes de consignes.
Le calme s’installa à l’agence. Petit à petit l’atmosphère commença à se charger d’électricité sans que j’en comprenne la raison. Vanderbreloque avait l’air furieux mais ce n’était pas à cause de moi. Branle-bas de combat, Bruno, Serge et Nathalie étaient convoqués dans le bureau du chef. Cela ne présageait rien de bon. Ce genre de conciliabule débouchait en général sur des reprises en main sévères de la part du chef, voire du remaniement. La tension était à son comble dans les bureaux. Chacun redoutait avec anxiété l’envoi des missiles en priant de ne pas faire partie des dommages co-latéraux. 

Je partis aux nouvelles chez Sabrina. «C’est Lucia» «Mais elle n’est pas là» «Justement» «Excuse-moi je suis peut-être un peu longue à la détente mais je ne comprends pas»
Sabrina leva les yeux au ciel, décidemment celle-là fallait tout lui apprendre ! «Quand tu pars, les autres ont accès à tes dossiers, les clients se plaignent et en profitent pour te mettre leurs erreurs sur le dos, les fournisseurs aussi, bref tout le monde te descend…même (et surtout) tes collègues.». Je n’en revenais pas, bonjour l’ambiance ! Finalement je préférais encore travailler avec Vanderbreloque, au moins avec lui c’était clair : nous étions ennemis. «Apparemment Lucia a fait pas mal de conneries ce qui a fait perdre du fric à l’agence» «Mais comment on le sait ?» «Je pense que cela vient de Nathalie»
Mais pourquoi ? «Ça fait longtemps qu’elle louche sur le budget Bongo» «Et elle croit qu’elle va le récupérer comme ça»
«J’en ai bien peur»
Quelle traîtresse !
« Faut pas partir en vacances, tu sais jamais si t’auras encore ton boulot en rentrant. »
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Jeudi 7 février 2008
(pour tous ceux que la publicité fait rêver ! suite)

A l’agence, nous avons un bigboss au dessus de Vanderbreloque. De temps en temps, en grand seigneur, il va sur ses terres rendre visite à ses vassaux et s’enquérir des résultats financiers. Je n’ai encore jamais vu Bigboss, alors devant tant d’effervescence j’essaie d’en savoir plus. « C’est un salaud, un jour il a viré un chef de pub parce que sa tête ne lui revenait pas ! », « il vérifie tout, c’est un vrai rapace », « tu vas déguster, parce que Vanderbreloque il flippe à mort quand Bigboss arrive ». Nous avions une semaine pour nous préparer à survivre à l’ouragan.

Le jour J arrive enfin. C’était comme un soulagement pour moi car la tension n’avait pas arrêté de monter pendant les derniers jours au point que plus personne ne pouvait s’adresser la parole sans aboyer et que Katia avait épuisé toute sa réserve de mouchoirs à force de pleurer. Vanderbreloque tournait autour de nous comme un chacal, épiant le moindre de nos mouvements. Un soir, il avait même piqué une crise, en revenant d’une visite au bistrot : « c’est le bordel dans cette boite ». Au passage, il avait balayé de la main le bureau de Sabrina et tout jeté par terre. « Je veux que tout soit rangé ! ». Il s’était ensuite enfermé dans son bureau. Il est comme ça Vanderbreloque, comme le lait sur le feu , d’un seul coup ça déborde. Dans ces cas-là, il vaut mieux ne pas la ramener et se faire oublier. C’est ce que j’ai fait et j’ai réussi à m’en tirer jusqu’à ce fameux jour J.

L’annonce parcourt l’agence à la vitesse de l’ADSL : « il arrive ». Tout le monde fait semblant d’être très occupé. Sabrina ne papote plus avec Serge, Nadia a éteint son portable et Cyril a quitté MSN. Moi, je plonge la tête dans mes classeurs, tout en jetant des petits coups d’œil circulaires pour ne pas louper SON entrée. Le voilà. Malgré moi ma gorge se resserre. Je vois Vanderbreloque sortir de son bureau, encore plus blanc que d’habitude, les yeux encore plus creusés et toujours les mêmes pellicules ! Bigboss sourit. Il ne ressemble pas du tout à Vanderbreloque. Il est bronzé, paraît dans une forme éblouissante, très soigné et délicatement parfumé. Ils se serrent la main. Ils font le tour de l’agence pour que Bigboss puisse saluer ses serfs. Vanderbreloque me présente, il me regarde à peine. Ouf, je vais rester invisible. Je ne suis pas réellement concernée par les événements de la journée : Bigboss passera la plus grande partie de son temps avec Vanderbreloque et ensuite fera le point avec les chefs de pub sur leurs clients. Moi je ne suis qu’une assistante et à cet instant précis je ne le regrette pas. Chaque chef de pub s’est préparé comme il le pouvait à cette épreuve : Serge s’est mis sur son 31, ça vous pose un homme, il veut jouer la carte Winner ; Nathalie a misé sur le décolleté plongeant et « il y a du monde au balcon » comme on dit, je ne sais pas si c’est vraiment la carte séduction ; dans le même registre Lucia a mis une minijupe. Ah les femmes !

La matinée s’écoule calmement et même mortellement. Vanderbreloque revient du déjeuner avec Bigboss et les cadres de l’agence. Il faut savoir qu’il existe un fossé entre chef de pub et assistant chef de pub, entre DA et graphiste. Seuls ceux qui comptent dans l’agence ont le privilège de partager la table du seigneur. A son haleine, je relève avec étonnement que Vanderbreloque n’a pas bu d’alcool ce midi. Il craint donc aussi Bigboss.

C’est alors que le défilé commence. Un à un les chefs de pub ont rendez-vous avec Vanderbreloque et Bigboss en la salle de réunion. L’ambiance est plus chargée que dans le couloir d’une salle d’examen ou qu’à la sortie d’un bloc opératoire. C’est leur vie qu’ils jouent là ! Nathalie ressort. « Alors, alors, comment ça c’est passé ? », ambiance Grand Oral, vous dis-je. Tout le monde fait bonne figure.

Personne n’arrive à se concentrer sur son travail. Les mail restent en suspend et les messages des appels téléphoniques s’accumulent sur les bureaux. Il n’y a que la secrétaire qui bosse. Vanderbreloque et Bigboss passent de la salle de réunion au bureau de Vanderbreloque en redemandant du café. Leurs visages sont graves. « Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? ». Je me bats pour leur apporter le café. J’ai aussi envie de participer à la grande mascarade moi ! En sortant, les autres me pressent « qu’est-ce qu’ils disent ? ». En fait, je n’ai rien pu entendre. Ils sont déçus et moi aussi.

Maintenant j’en ai marre, il est l’heure « officielle » de quitter le bureau. Après une journée pareille je suis épuisée. Mais je n’ai pas le droit de partir. Vanderbreloque a été clair là-dessus : « personne ne quitte le bureau avant le départ de Bigboss ». Bigboss aime bien qu’on travaille tard, cela doit lui donner l’impression de rentabiliser son argent. D’ailleurs qui téléphone régulièrement après 19 heures ? Je continue à faire semblant de travailler.

Enfin ils sortent.

Bigboss s’approche de moi. Je sens de nouveau cet affreux étranglement.
« Tu as un joli rouge à lèvres ». J’ai mal entendu ou quoi ? Il sort son portefeuille et me pose sur le bureau un billet de 50 euros. « Tu t’achèteras le vernis à ongles qui va avec ». Je suis pétrifiée. Je ne réponds pas, je ne réagis pas. Mon cerveau n’arrive pas à gérer les ordres contradictoires : « jette-lui son billet à la figure ! », « dis-lui  merci Patron ». Quand enfin je me décide, il est déjà parti.

Mais pour qui il me prend ? Pour une mignonne petite fille à qui on tend une friandise ou pour une « poule ». C’est le pire des affronts. Je range le billet dans mon sac : « Ah tu vas me le payer ».
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Lundi 4 février 2008

Etre l’assistante de Vanderbreloque, c’est lui être attachée. C’est être constamment avec lui (sauf au bistrot, lire « le patron boit, l’assistante trinque »). Bref je lui prépare ses dossiers, je réfléchis et lui fais part de mes propositions. Je fais le boulot de fourmis et lui il y met son grain de sel, histoire de me rappeler que c’est quand même lui le patron. Je l’accompagne chez ses clients car c’est moi qui connais les dossiers. Tout ça pour dire que j’ai le temps de l’observer et que d’ailleurs j’en suis au point de ne plus pouvoir le voir. Il me dégoûte tout simplement.
Il affectionne particulièrement le noir, les costumes noirs, les vestes noires, les chemises noires enfin bref c’est sa couleur de scène. L’ennui c’est que ses épaules portent plusieurs semaines (ou même mois) de pellicules. Combien de fois n’ai-je rêvé de lui épousseter ces dépôts blanchâtres à l’aide d’une balayette (à la main j’aurais pas pu !).
Ce qu’il aime aussi ce sont les cravates tâchées. La tâche de cravate c’est tout un art : il y a les minuscules tâches de sauce de couleur brune type projection ou encore la belle tâche de graisse qui s’étale tout en transparence.
Je ne parle pas des cheveux gras et des ongles noirs…c’est d’un classique !
Mais l’autre jour il a fait très très fort. Nous étions dans la grande salle de réunion avec le DirCom d’une boite que Vanderbreloque veut attirer dans nos filets. Il faisait donc son show et moi sa potiche. Une jolie petite assistante ça peut toujours être vendeur. Je m’étais mise en pilotage automatique, habituée des tirades énigmatiques de mon patron qu’il brandissait comme autant de slogans à sa gloire personnelle. Des trucs incompréhensibles pour moi, pauvre ignorante, du style « la publicité est morte, vive le marketing publicitaire » mais qui semblaient faire grande impression sur son invité.
Enfin il s’est arrêté de parler et s’est callé contre le dossier de son fauteuil pour laisser la parole à celui qui l’avait écouté jusqu’à présent. (Moi je ne parle pas, je fais juste de gentils sourires quand on me regarde !). Il prenait un air absorbé. Il avait posé son tibia droit sur son genou gauche. Je vis le talon de sa chaussure (style mocassin) se décoller du pied. Cette chaussure pendait à présent sur ses orteils et laissait apparaître un gros trou dans la chaussette. Au bout d’un moment je me demandai ce qu’il faisait avec sa main droite. Ce n’était pas facile à voir car son pied se trouvait juste au niveau de la table. Je dus tendre un peu le cou pour comprendre. Il était tout simplement en train d’agrandir consciencieusement le trou en tournant dedans avec son index. J’étais médusée.

Décidément ce mec n’a aucune dignité, aucune retenue. Je dois dire qu’il me fait parfois un peu peur car il est sans limite. Heureusement je crois qu’il me craint un peu car je peux avoir l’air très sévère quand je veux !
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Mercredi 30 janvier 2008

Pour tous les amoureux de la pub…suite
(et y’en aura d’autres, j’en ai des tonnes en stock !)



Il est 15 heures, Bruno n’est toujours pas là. Bruno c’est le D.A . pour ceux qui ne sont pas de la partie, c’est le Directeur Artistique. Il règne sur les graphistes et à droit de vie ou de mort sur leurs misérables créations. En l’occurrence notre Bruno à nous n’est pas très méchant (j’en ai connu par la suite des biens pires et même des bien plus garce !). Il a simplement ses humeurs et surtout c’est un alcoolodépressif. C’est un petit poux qui en veut à la terre entière car elle ne reconnaît pas ses œuvres. Oui, c’est un artiste …mais il n’y a que lui qui le sait et cela le rend terriblement triste. C’est pour cela qu’il boit.
Dans l’agence, il a un pote de picole, ça tombe bien c’est le Directeur, Vanderbreloque. Vanderbreloque, lui il boit pour pleins de raisons : il est nul, il sait que la boite est en train de couler (lui), sa femme est rosse (elle l’appelle toujours pour l’engueuler), son père est mort et d’ailleurs son chat aussi (il inventerait n’importe quoi pour apitoyer le client et il croit que c’est comme ça qu’on vend !).
Bref la tête de la boîte est pourrie et moi comme je suis une jeune diplômée pleine d’espoirs je ne m’en suis pas rendu compte aux entretiens d’embauche, toute contente que j’étais de bosser en agence de pub.
Mais je m’égare. En fait la boîte tourne quand même car il y d’autres personnes qui bossent : des chefs de pub, des assistants chef de pub , des graphistes, la responsable de fabrication etc…et moi qui ai tiré le gros lot car j’ai le privilège (que personne ne m’envie) d’être l’assistante de Vanderbreloque. Ce qui veut dire que pendant que Monsieur le Directeur est en rendez-vous à l’extérieur – traduction s’enfile des demi au bistrot d’en bas – je travaille. Je travaille avec ma copine graphiste (surnommée Miss Grosjambon par mon chéri car elle a de grosses cuisses, ça c’est pas gentil du tout). Je ne la nommerai pas par ce surnom désobligeant en souvenir de notre amitié de l’époque, je l’appellerai donc Katia. Alors avec Katia on est en binome sur le plus gros budg de l’agence, tenez-vous c’est de la grande distrib, super éclat ! Je reprends, c’est le plus gros budget de l’agence, de la grande distribution (style Auchan, Leclerc etc…) donc super chiant car côté créa c’est terrible. On galère donc pour « rentrer » tous les produits qu’il faut sur le dépliant. En plus le client impose les tailles et pratiquement les emplacements des photos car il faut savoir que cela a une importance cruciale pour les résultats des ventes des produits en question. Voilà pourquoi c’est super créatif. Pour corser le tout, le client est un fou furieux qu’il faut prendre avec des pincettes car le moindre écart vis-à-vis de son « cahier des charges » le met hors de lui. Comme nous ne sommes que des assistantes, il nous parle comme à des moins que rien, à la limite de l’insulte.
Quand il nous fait refaire la page centrale pour la xième fois en nous aboyant dessus, je fais des efforts surhumains pour ne pas lui raccrocher au nez. Le client est roi. Katia est en larmes. Eh oui, bosser dans la pub c’est ça aussi !
Il est 18 heures. Bruno et Vanderbreloque sont de retour. Normal j’ai presque fini ma journée…Il est d’humeur badine le patron ; les yeux perdus dans le vague et l’haleine alcoolisée il s’essaie à quelques bons mots sur ces gentilles assistantes.
Seulement voilà sa charmante assistante n’a vraiment pas envie de rigoler, elle en a déjà (au bout d’un mois) ras le bol de ce boulot de merde et surtout de son patron à la con (houlala je deviens grossière !). Et Dodue (eh oui c’est mon nom), si polie et gentille qu’elle est, quand elle pète une pile, elle ne se retient pas. Elle balance tout à la tête de Vanderbreloque, les épreuves du dépliant, ce qu’elle pense de Monsieur Le-plus-gros-client-de-l’agence et de son comportement. C’est pas beau à entendre. D’ailleurs Katia se tasse sur sa chaise, elle baisse la tête et elle laisse ses larmes dessiner de vilaines traces noires sur ses jolies joues rebondies.
Et Dodue, elle prend son sac et elle se casse.

Ainsi a commencé, comme on peut s’en douter, une formidable histoire d’amour entre Vanderbreloque et moi.
(Non, ça c’est dans les films. Dans la vraie vie, une scène comme ça, ça s’arrange difficilement)
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