Samedi 22 mars 2008


« Cela s'est passé près de Toulon », a raconté Horst Rippert, 88 ans, qui pilotait à l'époque un Messerschmidt ME-109. «Il volait au dessous de moi alors que j'effectuais une mission de reconnaissance au dessus de la mer. J'ai vu les cocardes et j'ai viré de bord pour me placer derrière lui et je l'ai abattu»

« Si j'avais su que c'était Saint-Exupéry, je ne l'aurais jamais abattu », a-t-il affirmé. Il dit n'avoir appris que bien plus tard qu'il était responsable de la disparition de Saint-Exupéry. «Dans notre jeunesse nous l'avions tous lu, on adorait ses bouquins».



« Adieu, dit-il…
- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.
- L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.






Soixante-quatre ans après la disparition de Saint-Exupéry le 31 juillet 1944, Horst Rippert est sorti de l'ombre pour reconnaître les faits, dans un ouvrage à paraître en France le 20 mars.
Horst Rippert, qui fut journaliste à la ZDF (2è chaîne de télévision allemande) a été retrouvé au terme d'une longue enquête, menée par un plongeur marseillais, Luc Vanrell, et par le fondateur d'une association de recherches d'avions perdus pendant la guerre, Lino von Gartzen. Celle-ci est racontée dans un ouvrage co-signé par M. Vanrell et par le journaliste Jacques Pradel - Saint-Exupéry, l'ultime secret. Les hypothèses les plus diverses ont circulé sur la disparition de « Saint-Ex » pendant plus d'un demi-siècle, jusqu'à la découverte en 1998, d'une gourmette au nom de «Saint-Ex», remontée dans les filets d'un pêcheur au large de Marseille.
Parti le 31 juillet 1944 de Borgo (Haute-Corse) à bord de son Lightning P38 pour une mission de reconnaissance et d'observation photographique pour préparer le débarquement de Provence, Saint-Exupéry n'était jamais rentré à sa base. Les morceaux de l'avion de l'auteur du Petit Prince et de Pilote de guerre ont été remis en juin 2004 au musée de l'Air et de l'Espace du Bourget.

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Vendredi 21 mars 2008



Je jette un coup d’œil dans la rue. Je reviens du marché. Je suis sur mon vélo. Je passe en voiture.
Cet étrange personnage est toujours là. Un vieil homme avec une casquette rouge. Dans ses bottes blanches (de boucher ?), ses bottes vertes ou ses chaussures de marche, il arpente les rues de la ville. Il fait partie de mon quotidien, je l’ai baptisé le papi à bottes.

Est-il réel ou le fruit de mon imagination ?

Que peut bien faire cet homme qui, du matin au soir, quadrille la ville. Où va t’il ? Parfois il traîne une charrette pleine de cagettes vides, ou porte un grand sac, mais la plupart du temps, il marche tout simplement les bras ballants. Il ne chôme pas, il marche à vive allure. Il est toujours seul, la casquette lui cachant le haut du visage. Il n’a pas l’air commode. J’ai interrogé mes voisins, d’autres habitants de ma ville, ils ne semblent pas avoir remarqué le papi à bottes.

J’aimerais en savoir plus. Je vais le suivre.

Depuis que j’ai pris cette décision, je n’ai pas revu le papi à bottes. Cela m’intrigue. A t’il disparu ? Est-il malade ou ne veut-il pas livrer son secret ?

Où n’existe-t’il pas vraiment ?






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Lundi 10 mars 2008

« Le Parlement turc a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi un amendement constitutionnel autorisant le port du voile dans les universités, qui doit encore être entériné par un vote final sur l'ensemble de la révision controversée, a annoncé le vice-président de l'assemblée Nevzat Pakdil » le 7 février 2008 AFP


Est-ce que certaines femmes veulent vraiment être voilées ?
Peut-on penser que des jeunes filles veuillent afficher leur foi, et pourquoi ?
A quoi cela sert-il de dire « regardez-moi comme je suis pratiquante » ? A se dédouaner, à se protéger ?

On imagine quelques-unes de leurs raisons : pression sociale, familiale, se mettre à l’abri des avances des hommes ? Certaines jeunes filles dans les cités disent qu’elles se voilent pour ne pas se faire traiter de « pute » ?
Mais qu’est-ce que cela signifie ?

Pourquoi une femme aura t’elle à s’excuser d’en être une ?

Le port du foulard est une atteinte à la liberté de la femme. Dans tous les pays où l’on a imposé aux femmes de « se couvrir » on les a aussi privées de liberté.
Comment les femmes peuvent-elles se laisser instrumentaliser de la sorte et manifester pour le voile ? Je parle ici de femmes instruites, d’étudiantes turques.

Je suis résolument contre le port du foulard car je pense que contrairement à ce que l’on dit ce n’est pas comme la croix ou la kipa. Je ne crois pas que porter le foulard soit un acte libre. C’est un symbole politique qui vise à faire de la femme un citoyen de seconde zone.

Il faut rester vigilant sur ces questions. Ce qui se passe en Turquie est important. L’on en parle peu en France, de peur peut-être de réveiller de vieux démons ?

Pour ma part, je pense que de refuser les étudiantes en voile ne leur interdit pas, comme le prétendent certains, les études supérieures mais leur offre une raison de ne pas se voiler. C’est aux femmes de rentrer en résistance. Et à ceux (car ce n’est pas que l’affaire des femmes) qui sont libres de les aider à lutter.


Quelques citations d’une féministe reconnue à méditer

«L'esclave qui obéit choisit d'obéir.»
[ Simone de Beauvoir ] - Pyrrhus et Cinéas

Les femmes se forgent à elles-mêmes les chaînes dont l'homme ne souhaite pas les charger.

[Simone de Beauvoir]



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Mardi 22 janvier 2008


Ce matin je croise mon voisin et machinalement je lui lance un « ça va ? » en guise de bonjour. Evidemment, j’avoue que je n’attendais pas de réponse, mais il me rétorque : « en moyenne, ça va ».

Qu’est-ce que c’est que cette nouvelle manie de s’exprimer « en moyenne » ?
Une façon de faire passer la pilule, de se rassurer inconsciemment sur une situation qui a ses hauts et ses bas ? Comme si on pouvait mettre dans un panier tous les bonheurs et les malheurs de sa vie, secouer tous ces fragments de vécu et en sortir une « moyenne ». Un moment virtuel, un espace-temps théorique qui nous permettrait de mesurer le niveau moyen de notre vie.

A quoi pourrait bien ressembler cet échantillon représentatif de notre vie ?
Certainement à une journée comme on en aurait jamais vécue. Un jour en équilibre entre satisfactions et insatisfactions, entre joies et peines, entre solitude et rencontres, entre surmenage et ennui, entre le bon et le mal, entre le noir et le blanc…

…un jour gris ?
Car allez savoir pourquoi, dans moyenne je sens comme un arrière goût de pas trop bon. Comme s’il s’agissait de déguiser une excuse, de dire à demi mots « j’ai connu mieux », bref de relativiser une situation pourrie. Une façon politiquement correcte d’exprimer son mal être tout en rassurant l’autre que l’on reste encore dans une moyenne de désarroi acceptable.
Donc que cela ne va pas. Non, cela ne va pas du tout !

C’est bien là que le bas blesse.
On nous rabat les oreilles avec des moyennes toute la journée : en moyenne le coût de la vie n’augmente pas, en moyenne les français sont heureux, en moyenne les français font confiance au gouvernement…mais dans la vraie vie ?

Arrêtez donc de vouloir tout lisser, gommer toutes les aspérités, tailler tous les cheveux qui dépassent et accepter de parler de la réalité, de ceux qui plombent la moyenne !


A part ça, tout va bien pour vous aujourd’hui ?

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