Mardi 22 janvier 2008
Ce matin je croise mon voisin et machinalement je lui lance un « ça va ? » en guise de bonjour. Evidemment, j’avoue que je n’attendais pas de réponse, mais il me
rétorque : « en moyenne, ça va ».
Qu’est-ce que c’est que cette nouvelle manie de s’exprimer « en moyenne » ?
Une façon de faire passer la pilule, de se rassurer inconsciemment sur une situation qui a ses hauts et ses bas ? Comme si on pouvait mettre dans un panier tous les bonheurs et les malheurs de sa vie, secouer tous ces fragments de vécu et en sortir une « moyenne ». Un moment virtuel, un espace-temps théorique qui nous permettrait de mesurer le niveau moyen de notre vie.
A quoi pourrait bien ressembler cet échantillon représentatif de notre vie ?
Certainement à une journée comme on en aurait jamais vécue. Un jour en équilibre entre satisfactions et insatisfactions, entre joies et peines, entre solitude et rencontres, entre surmenage et ennui, entre le bon et le mal, entre le noir et le blanc…
…un jour gris ?
Car allez savoir pourquoi, dans moyenne je sens comme un arrière goût de pas trop bon. Comme s’il s’agissait de déguiser une excuse, de dire à demi mots « j’ai connu mieux », bref de relativiser une situation pourrie. Une façon politiquement correcte d’exprimer son mal être tout en rassurant l’autre que l’on reste encore dans une moyenne de désarroi acceptable.
Donc que cela ne va pas. Non, cela ne va pas du tout !
C’est bien là que le bas blesse.
On nous rabat les oreilles avec des moyennes toute la journée : en moyenne le coût de la vie n’augmente pas, en moyenne les français sont heureux, en moyenne les français font confiance au gouvernement…mais dans la vraie vie ?
Arrêtez donc de vouloir tout lisser, gommer toutes les aspérités, tailler tous les cheveux qui dépassent et accepter de parler de la réalité, de ceux qui plombent la moyenne !
A part ça, tout va bien pour vous aujourd’hui ?
Qu’est-ce que c’est que cette nouvelle manie de s’exprimer « en moyenne » ?
Une façon de faire passer la pilule, de se rassurer inconsciemment sur une situation qui a ses hauts et ses bas ? Comme si on pouvait mettre dans un panier tous les bonheurs et les malheurs de sa vie, secouer tous ces fragments de vécu et en sortir une « moyenne ». Un moment virtuel, un espace-temps théorique qui nous permettrait de mesurer le niveau moyen de notre vie.
A quoi pourrait bien ressembler cet échantillon représentatif de notre vie ?
Certainement à une journée comme on en aurait jamais vécue. Un jour en équilibre entre satisfactions et insatisfactions, entre joies et peines, entre solitude et rencontres, entre surmenage et ennui, entre le bon et le mal, entre le noir et le blanc…
…un jour gris ?
Car allez savoir pourquoi, dans moyenne je sens comme un arrière goût de pas trop bon. Comme s’il s’agissait de déguiser une excuse, de dire à demi mots « j’ai connu mieux », bref de relativiser une situation pourrie. Une façon politiquement correcte d’exprimer son mal être tout en rassurant l’autre que l’on reste encore dans une moyenne de désarroi acceptable.
Donc que cela ne va pas. Non, cela ne va pas du tout !
C’est bien là que le bas blesse.
On nous rabat les oreilles avec des moyennes toute la journée : en moyenne le coût de la vie n’augmente pas, en moyenne les français sont heureux, en moyenne les français font confiance au gouvernement…mais dans la vraie vie ?
Arrêtez donc de vouloir tout lisser, gommer toutes les aspérités, tailler tous les cheveux qui dépassent et accepter de parler de la réalité, de ceux qui plombent la moyenne !
A part ça, tout va bien pour vous aujourd’hui ?


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