Allez déposer vos misères ou tout simplement rigoler un bon coup des histoires des autres. Tout n'es pas excellent comme toujours mais il y
en a quand même des sévères.
Merci à l'indic qui m'a donné le tuyau !!
«Aujourd'hui, et après une longue série d'examens, je viens d'apprendre que je suis stérile... Ma femme est enceinte de notre deuxième
enfant... Je pense que je vais avoir des questions à lui poser... VDM.»
«Aujourd'hui, j'attendais tranquillement un ami à la gare, assis par terre car aucun siège. Un homme âgé est arrivé et m'a insulté comme quoi
si la France va mal c'est à cause de chômeurs comme moi qui vivent sur le dos des autres. Je suis étudiant. VDM.»
«Aujourd'hui, pour faire plaisir à mon mari, j'ai mis un porte-jarretelles et des bas résilles, il m'a dit que je ressemblais à un rôti de porc
ficelé ! VDM.»
«Aujourd'hui, je voulais faire peur à ma petite femme , en me cachant derrière une porte et surgir tel un zombie. Elle m'a dit : "Arrête il y a
ton ventre qui dépasse." VDM.»
«Aujourd'hui, mon tout premier stage d'externe en médecine, mon tout premier patient de toute ma vie, il est mort alors que j'étais en train de
lui faire une prise de sang. VDM.»
«Aujourd'hui, ma fille (5 ans) me regarde m'habiller dans la salle de bain et me demande : "Dis maman, quand mes «tétés» auront poussé est-ce
qu'ils tomberont comme les tiens ?" VDM.»
«Aujourd'hui, je reçois une lettre de la CAF me signalant que je leur dois 250 euros. Ne comprenant pas ce qui se passe, je décide de les
appeler : effectivement il y a une erreur, je leur dois 1 200 euros. VDM.»
«Aujourd'hui, j'ai reçu deux SMS de ma copine. Le premier pour me dire que tout était fini, le second pour me dire qu'elle s'était trompée de
destinataire. VDM.»
«Aujourd'hui, j'ai mis des commentaires sur mon propre blog avec des pseudos différents pour faire croire aux gens que j'ai des amis...
VDM.»
«Aujourd'hui, une amie a décapité son chat en fermant sa baie vitrée. VDM.»
«Aujourd'hui, mon boss rentre dans le bureau et me demande : "Alors en ce moment t'es sur quoi ?" Je lui réponds : "Sur le départ." Il a dû
oublier que je venais de me faire licencier... VDM.»
!!!
Pour tous ceux que la pub fait rêver !
Il est neuf heures moins dix et je suis déjà dans l’ascenseur qui me monte à l’agence. Je suis en avance ce matin, tant mieux j’aurai plus de
temps pour papoter avec Sabrina. Je sonne, la porte s’ouvre. Je vais poser mon sac dans mon bureau et j’allume l’ordi. Tout est calme le matin. La plupart des gens qui bossent ici n’arrivent pas
avant neuf heures trente. J’ouvre iTunes et je lance ma nouvelle liste en montant le son. Tiens, Sabrina n’est pas encore là. Elle doit me servir une tasse de café. Je me dirige vers la petite
cuisine du bureau.
Qui boit le café avec Sabrina, un sachet de la boulangerie ouvert sur la table ? Vanderbreloque ! Le boss ne vient jamais à cette heure
d’habitude. Qu’est-ce qui lui arrive ? Encore un de ses coups tordus ?
- Ah Dodue ! Je savais bien que tu n’étais pas une tire-au-flanc.
J’ai bien fait d’être en avance ce matin, c’est un bon point pour moi.
- Allez viens t’assoire avec nous.
Il me tend une chais. Je jette un regard interrogateur en direction de Sabrina. Elle me sourit. Ça va.
- Tu préfères un croissant ou un pain au chocolat ?
- Un pain au chocolat.
- C’est drôle, je m’en serais doué.
Ça veut dire quoi ça ? Bon alors qu’est-ce qui se passe ici ? Vanderbreloque est encore plus en vrac que d’habitude : ses vêtements sont
froissés, il est crasseux et ce qui est nouveau, c’est qu’il n’est pas rasé. Ses ongles noirs trempent dans le café en même temps que le morceau de croissant. C’est pas grave, il enfourne tout
dans la bouche en même temps. Il va réussir à me couper l’envie de finir mon petit pain. Qu’est ce qu’il a fait ? Je n’en peux plus, il faut que je sache. C’est plus fort que moi.
- Qu’est ce qui se passe, vous n’avez pas dormi de la nuit ?
Il s’approche tout près de mon visage et en me soufflant dessus :
- Tu sais ce que j’aime chez toi Dodue ?
Aïe, j’ai encore dit une connerie !
- C’est que t’as pas froid aux yeux !
Et là dessus, il se lève et nous quitte. Sabrina pouffe dans sa tasse.
- T’aurais vu ta tête quand t’es arrivée !
- Mais qu’est ce qu’il fait là ?
- Je sais pas, il était déjà dans la cuisine quand je suis arrivée.
- Non mais t’as vu la dégaine. On dirait un SDF qui a hérité d’un costard ! En fin de matinée on doit aller ensemble chez
Leclientleplusimportantdelaboite, il ne va quand même pas se pointer comme ça ?
- C’est pas ton problème.
- Si parce que si on perd ce client, je perds aussi mon job.
- Attends un boulot aussi pourri et aussi mal payé t’en trouveras un autre. Tu vas pas me dire que tu tiens à ton job d’assistante de
Vanderbreloque, le type le plus naze et le plus ignoble que j’ai jamais rencontré !
- Fais gaffe, je te rappelle qu’il rôde.
Je retourne à mon bureau. Merde, j’ai oublié la musique à fond ! Le bureau de Vanderbreloque est juste en face du mien. Je me précipite pour
quitter iTunes.
- Tu pouvais laisser, c’était pas mal. Viens voir, faut qu’on fasse le point pour notre rendez-vous de tout à l’heure.
Je prends le dossier et je le rejoins. Ça pue le fauve dans ce bureau ! Plus je le regarde et plus il me fait peur : c’est un vrai débris ! Je
vais encore m’attirer ses foudres mais il faut que je lui parle : il ne peut pas aller en clientèle dans cet état.
- Excusez-moi, mais je pense que cela vous ferait du bien de vous rafraîchir (oh, le bel euphémisme !) car vous avez l’air au bout du rouleau.
C’est pas forcément très bon en terme d’image.
Bon je l’ai dit, maintenant il le prend comme il veut !
- Très juste Dodue ! On va s’occuper de ça toi et moi.
Comment ça toi et moi ? Qu’est ce qu’il a pris ? Il a pas dessaoulé ou alors il a fumé un truc pas sain.
- On va faire une liste de ce qu’il me faut, note !
Au point où j’en suis je note sans plus rien rajouter, je crois que j’en ai déjà beaucoup trop fait pour aujourd’hui.
- Alors : un rasoir et de la mousse à raser, une brosse à dents et du dentifrice…
Tiens, j’aurai juré qu’il ne se lavait jamais les dents !
- Et puis aussi des lingettes car je ne me suis pas lavé.
Des lingettes Mixa Bébé ou Mr Propre ?
- Il me faut aussi une chemise propre.
- Quelle taille ?
- Je sais pas moi. Tiens tu veux pas regarder dans mon col ?
Par miracle, mon téléphone se met à sonner. Je crois que je n’ai jamais couru aussi vite pour décrocher.
- Allez demander à Sabrina et vous me le dites après !
C’est pas très sympa mais soulever les cheveux crasseux et tirer sur le col graisseux - ou l’inverse, le col crasseux et les cheveux graisseux
- au risque de lui toucher la peau…c’est le coup de renvoyer le petit déj.
Il revient tout fier de lui. Je suis encore en ligne.
- C’est du 42. Tu pars tout de suite me trouver ça au Monop du coin de la rue.
Encore une belle journée qui commence !
Depuis les premiers papiers et reportages réalisés par les journalistes sur ce qu’ils ont appelé les «émeutes de la faim», je ressens comme un
malaise. En fait certaines populations meurent de faim non pas parce qu’il n’y a rien à manger mais parce que les prix des denrées alimentaires ont tellement flambé qu’ils n’ont plus les moyens
de s’acheter de quoi se nourrir. Pour reprendre les propos d’une personne représentant une ONG : « vous pouvez avoir des personnes mourant à côté d’un entrepôt plein de nourriture ». Je dois dire
que cette vision m’est difficilement supportable.
Et voilà qu’un nouveau (pour moi) concept me tombe sur le coin de la figure : la notion d’indépendance alimentaire. Je connaissais
l’indépendance énergétique et bien aujourd’hui j’apprends que nous allons aussi nous mettre à nous battre pour la bouffe ! Et ce n’est pas de la SF, c’est maintenant. Cela me fait froid dans le
dos. Les spécialistes le martèlent : certains pays l’ont bien compris, l’indépendance alimentaire est très importante, c’est le cas des Etats-Unis par exemple. Quant aux Chinois, ils y
travaillent également.
Et nous alors ? En France, nous sommes aussi indépendants, cela veut dire que notre population est auto-suffisante au niveau alimentaire, pas
besoin des autres pays pour se nourrir. Ouf ! J’étais prête à faire des réserves. Mais ce n’est pas le cas de la Grande Bretagne par exemple.
D’où l’intérêt de subventionner l’agriculture. En même temps, c’est à cause de gros subventionneurs comme les Européens et les Américains que
les Africains ne réussissent pas à développer leur agriculture. Mais alors que faire ?
L’OMC propose que ceux qui subventionnent trop baissent leurs aides et soutiennent les pays en difficulté afin qu’ils puissent réorganiser leur
agriculture et faire ainsi bénéficier leur population de prix plus bas.
Mais alors certains de s’indigner : attends, on a déjà pas de pétrole alors laissez nous avoir au moins des patates ! Ce débat est très
complexe et nous ne détenons pas toutes les clés. Forcément, il faut chercher à qui profite le crime - c’est bien le cas de le dire. Il y aurait quatre grandes multinationales qui détiendraient
la majorité du marché des céréales. A mon avis, eux ne doivent pas mourir de faim mais plutôt de cholestérol !
Je me sens bien impuissante devant ce grand monopoly mondial de la bouffe. Mais depuis que je suis ces débats, je regarde avec plus de
sympathie mes agriculteurs, même si ils ont commencé à gaspiller des tonnes d’eau en arrosant leurs champs de maïs en plein midi, et je me dis qu’un jour il faudra peut-être que je transforme ma
pelouse en potager !
Derniers Commentaires