Jeudi 24 janvier 2008
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15:54
L’Alsace, c’est beau mais l'alsacien ça craint !!
Ouille ouille ouille, je vais m’attirer des ennuis avec ça.
Eh bien oui, l’Alsace a beau être devenue ma terre d’adoption j’ai toujours du mal à supporter les gens qui parlent alsacien entre eux alors que je suis avec eux et
que je ne parle pas (ni ne comprends) cette langue.
On a l’air de quoi dans ces cas-là ?
Je pue le munster ou quoi ? ou plutôt je pue le roblochon ou quoi ?
Sans être parano, ça rime à quoi de se comporter de cette façon ?
Sur ce coup de colère me voilà partie pour une nouvelle croisade : c’est nul les langues régionales, à quoi ça sert, faut arrêter le délire de vouloir les enseigner à
l’école primaire et patati et patata.
Là dessus mon ibérique de chéri de réagir : « mais pas du tout une langue ça fait partie de l’identité régionale ».
Evidemment, les Espagnols avec leur sacro sainte identité régionale !
« Mais oui, ces langues régionales, il faut savoir les entretenir, les garder vivantes. C’est un patrimoine à préserver. »
C’est ça. Mais une langue ça sert à quoi à la base ? A communiquer avec les autres, non ? Alors si on est tous avec nos langues régionales comment on va se comprendre
?
Moi je suis pour l’Espéranto. Voilà.
(et puis ça m’arrange car comme je suis nulle en langues je préfère en apprendre une ou deux plutôt qu’une flopée.)
Mardi 22 janvier 2008
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2008
15:52
Je me suis accordée un grand break ce week-end car c'était mon anniversaire.
Eh oui Dodue est capricorne. Sans vouloir me vanter c'est un des meilleurs signes ;).
Bref.
En règle générale, je n'aime pas beaucoup fêter cet événement car je dois bien l'avouer cela me donne toujours un peu le bourdon et puis je ne me sens pas à l'aise dans le rôle de la "reîne de la
soirée".
Mais cette fois-ci, surprise !
Ooooh combien inattendue, c'est mon chéri qui avait tout prévu.
OK, je raconte ma vie, mais c'est mon blog et dans la rubrique "A propos de Dodue", je m'épanche un peu.
Alors mon chéri avait tout organisé en cachette. C'est pas dans ses habitudes mais là il s'est surpassé.
Le thème du week-end : retraite en amoureux.
Nous sommes donc partis, pas très très loin de chez nous, dans un petit nid dont je ne soupsonnais même pas l'existance : "au violon d'Ingre".
Malgré un côté "petit bourgeois" qui ne me correspond pas vraiment, je dois dire que j'étais aux anges. Mon chéri avait pensé à moi et secrêtement il avait réfléchi à ce qu'il pouvait faire pour
me rendre heureuse. Il avait pris de son temps pour me faire un cadeau, pour me faire plaisir.
Eh oui, on est comme ça nous les femmes !
Alors je l'aurais suivi n'importe où. Et même si la déco (lourdes tentures, moquette épaisse et tableaux à fleurs) n'est pas mon truc, je n'allais pas bouder mon plaisir.
Je me suis faite toute belle pour descendre au restaurant.
Il s'est retenu de me balancer un "alors, heureuse ?" et je lui ai pris la main. Comme on était mignon.
Et là, moi, je ne me suis pas retenue : "tu trouves pas que ça fait cliché cette soirée. T'aurais pas un petit écrin à m'offrir ? A moins que tu ne te mettes à genoux pour me demander en
mariage."
Et paf,
Le voilà qui me sort un petit paquet, de forme alongée avec un ruban de Swarovski.
J'avais encore perdu une bonne occasion de me taire !
Quelqu'un avait changé mon homme ou quoi ?
Allons, allons pas de sarcasmes, au fond de moi j'étais follement heureuse. On a beau ne pas être fleur bleue c'est le genre de truc qui fait craquer.
J'étais très gênée d'ouvrir mon paquet sous les regards amusés et attendris du personnel de salle.
Un superbe bracelet qui brille de mille feux...pratiquement une rivière de diamants !
Alors là, j'ai vraiment été épatée. Chapeau chéri ou plutôt : chapeau Chéri (tu mérites bien une majuscule après ça !).
En tout cas lundi j'ai raconté cette histoire à toutes les copines que j'ai eu en ligne. Elles n'en revenaient pas et étaient vertes de jalousie. J'en connais qui n'ont pas intérêt de se louper
pour leur anniversaire.
En conclusion,
- je dirais aux femmes : les hommes sont pleins de ressources et même ceux qui ne vous achètent jamais de fleurs peuvent un jour vous surprendre.
- je dirais aux hommes : voyez comme c'est simple de rendre une femme folle de joie.
- et en ce qui me concerne, je vous rassure, après cette parenthèse romantique, j'ai pu constaté que mon chéri n'avait pas été touché par un sortilège et qu'il était bien toujours le même.
Mardi 22 janvier 2008
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2008
15:48
Ce matin je croise mon voisin et machinalement je lui lance un « ça va ? » en guise de bonjour. Evidemment, j’avoue que je n’attendais pas de réponse, mais il me
rétorque : « en moyenne, ça va ».
Qu’est-ce que c’est que cette nouvelle manie de s’exprimer « en moyenne » ?
Une façon de faire passer la pilule, de se rassurer inconsciemment sur une situation qui a ses hauts et ses bas ? Comme si on pouvait mettre dans un panier tous les
bonheurs et les malheurs de sa vie, secouer tous ces fragments de vécu et en sortir une « moyenne ». Un moment virtuel, un espace-temps théorique qui nous permettrait de mesurer le niveau moyen
de notre vie.
A quoi pourrait bien ressembler cet échantillon représentatif de notre vie ?
Certainement à une journée comme on en aurait jamais vécue. Un jour en équilibre entre satisfactions et insatisfactions, entre joies et peines, entre solitude et
rencontres, entre surmenage et ennui, entre le bon et le mal, entre le noir et le blanc…
…un jour gris ?
Car allez savoir pourquoi, dans moyenne je sens comme un arrière goût de pas trop bon. Comme s’il s’agissait de déguiser une excuse, de dire à demi mots « j’ai connu
mieux », bref de relativiser une situation pourrie. Une façon politiquement correcte d’exprimer son mal être tout en rassurant l’autre que l’on reste encore dans une moyenne de désarroi
acceptable.
Donc que cela ne va pas. Non, cela ne va pas du tout !
C’est bien là que le bas blesse.
On nous rabat les oreilles avec des moyennes toute la journée : en moyenne le coût de la vie n’augmente pas, en moyenne les français sont heureux, en moyenne les
français font confiance au gouvernement…mais dans la vraie vie ?
Arrêtez donc de vouloir tout lisser, gommer toutes les aspérités, tailler tous les cheveux qui dépassent et accepter de parler de la réalité, de ceux qui plombent la
moyenne !
A part ça, tout va bien pour vous aujourd’hui ?
Jeudi 17 janvier 2008
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2008
18:00
Hier soir j'ai participé à mon premier atelier d'écriture.
Au départ il y a eu cette petite annonce discrête et sans prétention dans le journal "Ce carnet est le tien". Six séances organisées avec une écrivaine pour travailler sa créativité dans
l'écriture.
Evidemment je me suis tatée. A quoi cela peut bien servir un atelier d'écriture, est-ce qu'en six séances on arrive à quelque chose ? Mais à quoi ai-je donc envie d'arriver ? Et à bien y réfléchir,
je me suis dis que oui.
L'expérience me tentait.
Le soir venu, je m'y rends. J'étais dans les premières. Premi
ères car il n'y avait que des femmes. Nous étions finalement huit dont la moitié de retraitées.
Je n'étais pas très emballée par le public. Je me demandais si cela n'allait pas prendre des allures d'activité tricot.
Eh bien non, quelle pêche, quel enthousiasme !
Je ne sais pas où cela va me mener (c'est très mystérieux) mais en tout cas à force de jouer avec les mots, nous étions d'humeur potache et c'est toutes guillerettes que nous nous sommes
quittées.
Une certitude donc, l'écriture rend heureux.
J'ai emporté avec moi mon petit carnet d'écriture.
Arrivée à la maison, je l'ai relu. J'ai eu envie de me l'approprier. J'ai personnalisé sa couverture noire à la manière de Ben et j'ai repassé certains textes à la plume (j'écris toujours au crayon
de papier). Je crois bien que je m'y suis laissée prendre, je participerai de nouveau à l'atelier dans quinze jours.
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