Mercredi 16 janvier 2008


J’ai rien vue passer…la rentrée des classes, halloween et Noël et voilà qu’on a déjà changé d’année. Qu’est-ce que j’ai fait depuis cet été ?
Ca va être pareil en 2008 ?

Est-ce qu’en poussant le curseur de sa vie, le temps accélère ?
A en croire les aînés, la vie passe de plus en plus vite. Est-ce qu’avec les années qui s’accumulent notre vitesse de fonctionnement devient de plus en plus lente sans que l’on s’en aperçoive ? Serait-ce la raison de cette sensation d’emballement ?

Ou sommes-nous victimes d’hyperactivité ?
C’est vrai que l’on en veut toujours plus. Plus de travail (pour gagner plus ?), plus de loisir, plus de temps pour s’occuper des enfants, pour voyager, pour se retrouver entre amis, pour s’amuser….Et au bout du bout il n’y a pas assez d’heures dans la journée, pas assez de jours dans la semaine pour y arriver.

La solution serait peut-être dans l’inactivité.
Ce n’est pas un exercice simple. Il s’agit d’y aller progressivement, de se forcer à ne rien faire. Ne rien faire pendant 10 minutes puis réussir à atteindre 1 heure. Attention, cela ne doit pas être subi avec ennui ou impatience, c’est tout le contraire. L’objectif de la manoeuvre consiste à laisser son cerveau s’évader, à se relaxer et à profiter de cet instant « vide » avec plaisir.

Pour 2008, je vous souhaite de rompre avec l’hyperactivité, d’apprendre à faire des pauses et de décompresser l’agenda. Apprenez à vous retrouver, à prendre du recul et à donner sa chance au temps de faire avancer les choses sans précipitation.
Savourez 2008 en appréciant chaque jour pleinement.


A part ça, tout va bien pour vous aujourd’hui ?
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Vendredi 11 janvier 2008

C’est étonnant comme dans les biographies des gens célèbres on aime à faire ressortir l’épaisseur du malheur de l’(in)fortuné intéressé.
Qu’est-ce que cela cache ?


Est-ce une façon de s’excuser par avance ?
« Aujourd’hui tout va bien pour moi mais qu’est-ce que j’ai pu souffrir ». Sous-entendu, pour moi non plus la vie n’a pas toujours été facile. Je ne suis pas plus gâté que vous :  mon bonheur est à la hauteur de mon malheur.

Est-ce un argument marketing ?
C’est le ticket d’entrée pour faire sa promo à la télé. Ca met tellement de proximité avec le public : voyez comme eux aussi ils souffrent. Et certains journalistes de se gargariser des «petites  fêlures» de leurs invités. Ca met la larme à l’œil et ça donne un côté tellement sympathique.

Eh oui, le malheur est plus vendeur que le bonheur.
Il faut le reconnaître. Qu’est-ce que cela peut agacer ces gens heureux qui se répandent en sourires de félicité, ces Vanessa Paradis, ces Angelina Jolie …
Mais qu’est-ce qu’elles ont fait pour mériter ça ?

Enfin, le mot est lâché : mériter. Mériter avec un grand M.
C’est plus fort que nous, c’est notre satanée culture judéo-chrétienne : tout bonheur se mérite. Et cette idée, on vous la rentre dans la tête dès le plus jeune âge : on a rien sans rien, il faut souffrir pour être belle. Ah oui alors pourquoi elles ont pas souffert, ELLES (celles de  5 lignes plus haut) ?
C’est insupportable !

Désolée, mais nous avons tout faux : le bonheur ne se mérite pas. Sinon que penser de ceux qui vivront toute une vie de misère ?  Qu’ils n’ont que ce qu’ils méritent ?
Je n’ai pas la recette du bonheur mais comme il ne se mérite pas peut-être peut-il se décréter ?


A part ça, tout va bien pour vous aujourd’hui ?
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