Jeudi 22 octobre 2009

Et voilà les producteurs de lait qui se plaignent de ne pas être rémunérés à leur juste valeur. Certes, ils se font peut-être blouser par les distributeurs mais est-ce une raison pour que nous leur accordions des subventions ? Je dis NOUS car toute subvention publique vient en définitive de notre porte-monnaie.

Pourquoi cette question ?

Premièrement, tous les producteurs doivent-ils être soutenus ? Ne serait-il pas temps d’amener l’agriculture en général vers des pratiques plus raisonnées au lieu de continuer à nous pourrir gentiment la planète (voir réflexion sur les algues vertes).

Deuxièmement, devons-nous véritablement encourager la production de lait ? Les horribles campagnes de pub de la collective du lait doivent-elles diffuser leur propagande sur nos écrans ? Le lait est-il si bon que cela à la santé ?

 

 

Depuis plus de dix ans, des voix s’élèvent pour nous alerter sur le lait et les suspicions qui pèsent sur lui, et pourtant en France, on continue à nous matraquer avec le fameux « trois produits laitiers par jour ».

 

 

Pour ceux que le dossier intéresse


http://www.produits-laitiers.com/

C’est assez étonnant de constater que le site des produits laitiers donne la vedette à l’agriculture biologique, qui représente une infime proportion de la production de lait française !


Thierry Souccar /

Membre de l'American College of Nutrition, coauteur de Santé, mensonges et propagande. Arrêtons d'avaler n'importe quoi (Seuil, 2004)

« L'Organisation mondiale de la santé a même reconnu, il y a deux ans, que les pays qui consomment le plus de produits laitiers détiennent les records mondiaux de... fractures du col du fémur! Ils font également face à une épidémie de diabète infantile (dit «de type 1») sans précédent. Suspects? Encore les laitages. Introduits trop tôt dans l'alimentation, ils déclencheraient chez certains enfants une maladie auto-immune responsable de la destruction des cellules du pancréas. »


« Les autorités sanitaires devraient entendre la demande des très nombreux chercheurs qui réclament une révision des recommandations sur les laitages, au premier rang desquels figurent ceux de la plus importante et la plus célèbre équipe de recherche en nutrition au monde - l’Ecole de santé publique de Harvard [56]. Ces recommandations devraient refléter plus fidèlement l’état des connaissances : les laitages ont certes - si on les tolère - toute leur place dans notre alimentation, mais ils devraient être consommés avec modération (probablement moins de deux portions par jour), et un régime équilibré, sans laitages, ne pose pas de risque particulier pour la santé osseuse. »


Les conséquences du prix du lait


le lait et ses polémiques


Ce qu’en pense le corps médical en général


Lait et santé


Le lait un poison mortel

Par Jane Heimlich

« L’ostéoporose n’est pas un problème qui doit être associé au manque de consommation de calcium. L’ostéoporose résulte de la perte de calcium. Les quantités massives de protéine dans le lait aboutissent à une perte de 50% de calcium dans l’urine. Autrement dit, en doublant votre consommation de protéine il y aura une perte de un et demi pour cent dans la masse squelettique par an sur les femmes en postmenopause. Le calcium contenu dans les légumes verts feuillus est plus facilement absorbé que le calcium dans le lait, et les protéines de plantes n’aboutissent pas à la perte de calcium comme c’est le cas avec les protéines animales. »


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Mardi 13 octobre 2009



En une phrase, elle a pris dix ans.

Son mascara coule. Ses cheveux lui brouillent la vue. Recroquevillée  sur son canapé, elle sanglote doucement. Elle pleure sur elle, sur le temps qui a filé. Qu’est-ce qui s’est passé pendant toutes ces années. Elle n’a pas changé pourtant.

C’est précisément ce qu’il lui reproche. Pour lui, ne pas évoluer, c’est s’encroûter, c’est se dégrader. Il ne l’aime plus. Pas besoin qu’il le lui répète, elle a bien compris. Ce qu’elle ne parvient  pas à saisir, c’est pourquoi ? Il a quelqu’un d’autre ? Cette question l’exaspère. Non il ne la quitte pas pour une autre, il la quitte simplement parce qu’il ne peut plus continuer comme ça. Les éléphants partout, en bibelot, en motifs, encadrés, en peluche…il étouffe. Le rose et le noir, ses couleurs fétiches ; sa mère et toutes ses copines célibataires.

Il jette tout. Il a besoin d’air. De vide. Il ne veut plus de son statut de coq de basse cour, il veut retrouver  sa liberté même s’il  doit affronter la solitude. Il veut retrouver ses potes, il veut retrouver ses sœurs. Il veut qu’on l’aime mais pas qu’on l’enferme. Il espère repartir du bon pied, il rêve de sa nouvelle vie. Il est déjà à des années lumière d’elle.

Il l’a laissé au bord de la route, lui, son éléphant préféré.




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Mardi 6 octobre 2009



La chaleur de la journée remontait de l’asphalte et lui plombait les jambes. Pauline sentait la lassitude la gagner ; cette route lui paraissait interminable.

- On n’a pas loupé l’allée ? Ca me paraît très long.

- On ne rentre pas tout de suite.

- Ah bon et pourquoi ?

- Il y a encore une chose que j’ai envie de faire.

Marc avait un drôle de sourire, le sourire de quelqu’un qui prépare un mauvais coup. Le sang de Pauline se glaça. Au point où ils en étaient tout lui semblait possible. Se pouvait-il que Marc veuille la faire disparaître ?

Cette idée avait traversé son esprit de façon fulgurante. Pauline tentait de se raisonner mais elle trouvait de plus en plus de motifs d’inquiétude : personne ne les avait vus partir et ils étaient complètement isolés. Lorsqu’il quitta la route pour s’enfoncer dans le sous-bois, Pauline hésita à le suivre. La lumière de la lune figeait les feuillages, projetant une ombre dure sur les traits habituellement bienveillants de Marc. Il s’arrêta brusquement et regarda autour de lui. Il inspecta le sol et repoussa du pied quelques cailloux. Puis visiblement satisfait, il leva les yeux vers Pauline et lui tendit la main.

- Viens !

Pauline restait pétrifiée.

- Pauline ! Viens !

Marc la fit asseoir par terre, puis s’allonger. La nuit avait recouvert le sol de son humidité et Pauline sentait l’odeur âcre de la terre. Marc se pencha sur elle et lui embrassa le cou. Puis il remonta son tee-shirt et posa ses lèvres sur son ventre, sa poitrine. Pauline perdait son regard dans la profondeur du ciel, regarder les arbres par en dessous, voir les branches s’étirer, se découper sur la voûte céleste et lâcher prise.

Seuls leurs corps parvenaient encore à se comprendre. Les yeux de Pauline libérèrent de petites larmes qui roulèrent jusque dans son cou.

Ces moments si doux soient-ils ne suffisaient plus à recoller les morceaux de leur amour perdus en chemin.




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Vendredi 2 octobre 2009



Dans cette pièce j’attends mon tour.


J’observe et je comptabilise. Il y a une première chaise sur laquelle je suis assise et qui me tale les fesses. En face, deux chaises vides semblent s’ennuyer autant que moi. Il y a deux fenêtres qui donnent sur du gris rayé verticalement par la rouille des barreaux extérieurs. Une grosse boule orange pend bêtement du plafond en déprimant les murs de sa lumière anémiée.  Il y a le vide, il y a l’attente.

 

Je suis comme un chien qui reste au bord de la route alors qu’il sait que son maître ne reviendra pas. Je suis comme la goutte d’eau qui ruisselle sous la main courante et qui essaie de retarder sa chute. Je suis comme l’hirondelle qui attend le départ sur un fil électrique.

Si j’étais saine de corps et d’esprit je serais à mille lieux d’ici, dans une pièce pleine. Dans une pièce dont mes yeux ne pourraient jamais en finir l’inventaire.









 
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